De l'eau douce aux Galápagos : mythe ou réalité ?
Réalisé par Saléha Gherdane
Les îles Galápagos sont inscrites au Patrimoine Mondial de l'UNESCO pour leur faune et leur flore uniques. L'absence de ressources en eau douce évidentes les a, pendant longtemps, préservées de la présence de l'homme. Mais aujourd'hui la situation est bien différente avec le développement économique, centré sur le tourisme. Quatre des treize îles qui composent l'archipel totalisent une population de près de 27 000 habitants, le taux de croissance démographique est de 6% et l'archipel accueille chaque année plus de 120 000 touristes. La part des terres inaccessibles et protégées appartenant au Parc National des Galápagos est sans cesse menacée par les aménagements urbains. Pour préserver durablement l'écosystème terrestre et marin, soumis à une pression énorme, il faut étudier les impacts du développement économique et recenser toutes les ressources en eau. Même si elle est parfois cachée, l'eau existe, sinon les îles ne seraient que rochers et désolation. Le projet 'Ile Galápagos: Etude Intégrée de l'eau' (GIIWS) a débuté en 2003 avec pour objectif de caractériser le cycle de l'eau et sa dynamique en collectant des données fondamentales (cartographie, mesures...). Pluridisciplinaire, ce projet combine géomorphologie, géophysique, hydrologie, hydrogéologie et géochimie et recourt à toutes les méthodes qui s'offrent aujourd'hui aux chercheurs, comme par exemple la géophysique héliportée développée par le groupe HydroGeology and Geophysic de l'Université d'Aarhus au Danemark. Deux îles au comportement hydrologique distinct, alors même que leur géologie et leur climat sont proches, ont plus particulièrement été étudiées. C'est l'aventure de cette expérimentation de géophysique héliportée réalisée en mai 2006 que retrace le film « De l'eau douce aux Galápagos : Mythe ou réalité ? ».