Film suivi d'un débat animé par Nicole Rey de l'association AFDM 66 (Les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation des Pyrénées-Orientales)Avant la séance, visite guidée des expositions ci-dessous le mercredi 24/11 à 17h (ainsi que dimanche 21/11 à 15h, samedi 27/11 à 15h, dimanche 28/11 à 15h) ; ces expositions sont visibles du 20 au 28 novembre 2010 (galerie de la MAM) :
« Samudaripen : les Tsiganes, des persécutions au génocide »
Cette exposition de l'AFMD 66 (Les Amis de la Fondation de pour la Mémoire de la Déportation des Pyrénées-Orientales) raconte l'origine des Tsiganes, leur langue, leurs déplacements, leur persécution. L'AFMD montre surtout que le génocide dont furent victimes les Tsiganes, sous le 3e Reich, ne fut que l'apogée d'un long processus depuis le XVe siècle dans la presque totalité des pays européens. Aujourd'hui, il est encore et toujours nécessaire de faciliter les rapports entre les populations majoritaires et les Tsiganes, sans qu'ils perdent leur identité.
"Tsiganes 1940-1945 : le camp de concentration de Montreuil-Bellay" : planches de la bd de Kkrist Mirror, éditions Emmanuel Proust
Cette exposition de planches de la bd de Kkrist Mirror illustre les camps d'internements de Tsiganes à Montreuil. Ce dessinateur publie ses dessins dans Libération, Rock & Folk, et surtout chez Métal Hurlant, puis sort un premier album chez Les Humanoïdes Associés en 1982. Il étudie pendant 25 ans le camp de concentration de Montreuil où étaient principalement enfermés les Tsiganes en 1936-1946. Kkrist Mirror en tire plusieurs albums et obtient le Prix de la Vocation de l'Institut Pasteur pour son travail.Un autre film de fiction cette fois est programmé le vendredi 26 novembre à 19h (auditorium) :
« Liberté » de Tony Gatlif, suivi d'un débat animé par Nicole Rey (AFDM) et Melchior Munoz (Les Tsiganes les oubliés de l'histoire)
Après 25 ans de films sur les Roms, leur quotidien et leur âme, Tony Gatlif a été mandaté par eux pour restituer leur déportation méconnue, pendant la Seconde Guerre mondiale. Contrôles d'identité et rafles sont leur lot quotidien, lorsqu'ils ne sont pas protégés par certains, au péril de leur vie. Mais Tony Gatlif sait montrer, avec danses, musiques, et couleurs, la fougue de ce peuple décidé à rester libre.