Film soutenu

La Main au-dessus du niveau du cœur

Réalisé par Gaelle Komar

À l’aube, les animaux pénètrent par centaines dans l’abattoir. Des hommes les réceptionnent, la mise à mort est la première étape de leur transformation. La chaîne, une fois alimentée, imprime le rythme de travail : la nature animale, comme le savoir-faire de l’ouvrier, sont soumis à la cadence. De la bête à la viande, du systématisme industriel aux produits conditionnés, comment se détermine notre consommation ? Comment un mode de production détermine-t-il notre culture, nos aspirations ; pour quelle marchandise et pour quelle humanité ?

Compositeur-trice de la musique originale du film
Thomas Giry, Gaëlle Komàr

Informations

Année : 2011

Durée : 79 mn

Pays de production : Belgique

Production : Playtime Films

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Avis

Ce film a été retenu - Commissions 2013

Composée de bibliothécaires, la commission de sélection de films documentaires d'images en bibliothèques prospecte la production récente et sélectionne des films pour une diffusion en bibliothèque.

Pourquoi nous avons retenu ce film ?

par Charlène Ferrand, Avignon Bibliothèques - Bibliothèque Renaud-Barrault

Membre de la commission de sélection d'images en bibliothèques

Ce film est percutant pour son approche esthétique et le propos qu’il cherche à véhiculer : l’industrialisation au détriment des hommes et des bêtes. Le film démontre la possibilité pour l’industrie agro-alimentaire de faire des bénéfices grâce à la mécanisation de toutes les tâches - que les travailleurs ne désirent plus faire, et ceci pour des raisons médicales ou tout simplement par manque de motivation pour un univers de travail difficilement supportable.

On observe dans ce documentaire le cynisme des dirigeants et le travail difficile et ingrat des ouvriers en abattoir (difficultés physiques et psychologiques). Le spectateur n’entend pas la parole des ouvriers mais il voit à chaque instant ce que les travailleurs voient quotidiennement et il peut ressentir une véritable empathie pour eux.

Montrer que l’on cherche à remplacer aujourd’hui les ouvriers, qui font des tâches que les machines n’étaient pas capables de faire jusqu’à maintenant, rend compte d’un profond désintérêt pour le sort des employés de ce secteur autant que pour les bêtes qu’ils abattent. En bref, on abat les bêtes comme on abat les hommes.

Modalités de diffusion

Pour les bibliothèques

- Projection publique, consultation sur place et à domicile avec l'abonnement à la plateforme lesyeuxdoc.fr - Projection publique avec le mini-forfait "Découverte" qui permet de diffuser 3, 5 ou 8 films

Contact abonnés : Aurélie Solle, aurelie.sollebpi.fr (aurelie[dot]solle[at]bpi[dot]fr) / 01 44 78 45 70 Contact non abonnés : Marina Mis, marina.misbpi.fr (marina[dot]mis[at]bpi[dot]fr) / 01 44 78 45 18

 

Date de mise à jour :