Une gare qui n'en est pas une
Réalisé par Régis Latouche
La gare de Metz, Une gare qui n'en est pas une Il suffit qu'un chanteur, Bernard Lavilliers, se souvienne de ses errances ; il suffit d'un grand patron du CAC 40 qui raconte sa « succes story » commençant à la gare de Metz; il suffit que d'anciens noctambules content leur jeunesse, pour que de leurs paroles croisées surgisse une ambiance, jaillisse un passé qui permette de traverser des sculptures de pierre comme on le fait d'un miroir. Une seule chose n'est pas en transit en gare de Metz, c'est l'histoire. Elle l'habite. Cette gare, c'est du temps à fleur de gré, un temps peuplé de projets, d'emphases, de grandes douleurs, tout autant que de petits moments de ravissement et de grands éclats de rire. Par une porte temporelle, son buffet, nous irons capter la mémoire d'une époque disparue à la fin des années 1980. Cette ambiance, par sa cohérence, nous promènera dans le siècle pour répondre à une question : « pourquoi cette gare, si belle, fut-elle si longtemps considérée comme si laide ? »