Cycle La Cinémathèque du documentaire 2021

Histoire(s) de Voir - 10e anniversaire

Cycle programmé par Guilhem Brouillet, DOC CÉVENNES - ASSOCIATION CHAMP-CONTRECHAMP dans le cadre de La Cinémathèque du documentaire 2021

La 10e Edition de ce programme documentaire, organisée par les étudiants de la Licence cinéma de l’Université Paul Valéry - Montpellier 3, en partenariat avec le Médiathèque F. Fellini,a pour thématique "Entre deux mondes".

C'est un thème qui nous tient particulièrement à cœur, car, dans les circonstances actuelles de rupture avec l’extérieur, ce festival entend jouer un rôle de passerelle avec le reste du monde. Cela se ressent jusque dans notre programmation, où le point de vue du cinéaste observe des rencontres, des fractures, ou encore des épaules fraternelles. Entre différents pays (comme pour le conflit israëlo-palestinien avec 5 caméras brisées), entre les générations (auprès de la jeunesse napolitaine dans Self​ie), entre voyageurs et natifs (sur la route aux côtés des deux réalisateurs de C'est Assez Bien D'Être Fou), ou entre des individus et la société (les patients d’un asile psychiatrique dans Titicut Follies).

Dans ce cycle

  • 4 films
  • 4 vod / diffusion en lignes
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VOD / Diffusion en ligne

VOD / Diffusion en ligne : 20 avril 2021 à 20h30 - DOC CÉVENNES - ASSOCIATION CHAMP-CONTRECHAMP (Occitanie, LASALLE)
TITICUT FOLLIES - Séance & rencontre avec Kees Bakker

Ce documentaire prend place en 1967 dans le pénitencier psychiatrique de Bridgewater, et nous propose de nous immerger dans la vie des patients détenus ainsi que du personnel soignant et des gardiens. En l’absence d’une quelconque voix off guidant le spectateur, nous sommes pleinement témoins de ce que les détenus subissent. Longtemps resté interdit de par sa nature subversive et dénonciatrice, Titicut Follies nous propose un plongeon dans une époque où les droits des institutionnalisés n’avaient pas la même valeur. Wiseman nous livre un regard sans concession sur les rouages d’une institution tout aussi aliénée que les patients qu’elle abrite. De par cette approche particulière, dans la droite lignée du cinéma direct, en découle tout un lot d'ambiguïtés et de questionnements :

A quel moment peut-on considérer la démence ?

Comment interagir avec des personnes qui en sont atteintes ?

Qui des patients ou du personnel est réellement fou ?

Titicut Follies se montre alors comme le témoignage d’une Amérique malade et bouleversée, alors divisée entre puritanisme et libération des mœurs. 

L'intervenant : Kees Bakker est cinéaste, producteur, historien du cinéma, consultant en écriture et développement de films documentaires et enseignant à l’Université de Montpellier et à l’ENSAV de Toulouse. Il a aussi été programmateur pour les Etats généraux du documentaire (Lussas), ancien directeur de l’Institut Jean Vigo et ancien Conservateur de la Cinémathèque de Toulouse. Il est aussi co-fondateur du portail SVOD Portavista.

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VOD / Diffusion en ligne : 21 avril 2021 à 20h30 - DOC CÉVENNES - ASSOCIATION CHAMP-CONTRECHAMP (Occitanie, LASALLE)
Selfie, avoir 16 ans à Naples - Séance et entrevue

L’histoire se déroule en 2015, quelques mois après le décès de Davide Bifolco, jeune de 16 ans assassiné par un policier prétextant l’avoir confondu avec un mafieux en cavale. Le réalisateur confie alors à deux adolescents, Pietro et Alessandro, un téléphone portable, pour que ceux-ci puissent filmer leur quotidien dans le quartier de Traiano, en périphérie de Naples. Nous suivons donc le quotidien de ces deux amis de quartier populaire où la Camorra règne toujours.

Si la forme “caméra selfie” de la mise en scène paraît simple, des thèmes beaucoup plus profond y sont abordés. Selfie est avant tout un film qui parle de '"ceux qui restent", d'une jeunesse qui veut devenir adulte dans un monde corrompu, en proie au joug de la violence camouflée. Finalement, la question sociale qui parcoure ce documentaire est la suivante : peut-on (et doit-on) régler des problèmes d’adultes lorsque l'on est adolescent ?

L'intervenant : Alessandro Antonelli est l’un des personnages principaux du film. Alessandro est un adolescent qui a grandi dans le quartier de Traiano. Il était un ami proche de Davide Bifolco victime d’une violence policière. Depuis Selfie Alessandro promeut régulièrement le film, il s’agit pour lui de mettre la lumière sur les conditions précaires que vivent les habitants des quartiers populaires de Naples, mais surtout de rendre justice à Davide.

 

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VOD / Diffusion en ligne : 22 avril 2021 à 20h30 - DOC CÉVENNES - ASSOCIATION CHAMP-CONTRECHAMP (Occitanie, LASALLE)
C'est assez bien d'être fou - Séance et rencontre avec le Réalisateur

Au volant d’un vieux camion, le réalisateur Antoine Page et le street artiste Zoo Project traversent l’Europe de l’Est, de la Suisse à la Sibérie. Au cours des pannes, des rencontres, des œuvres, les deux artistes racontent leur road-movie entre dessins et vidéo. 

Au cours de ce voyage, ce sont deux mondes qui se rencontrent : le cinéma et les arts graphiques. Autant dans leurs aventures (entre les rencontres filmées par Antoine Page et les créations de Zoo Project) que dans la mise-en-scène de leur périple (qui alterne la prise de vue réelle et le dessin animé), les médiums se mélangent, se complètent, au fur et à mesure que les deux artistes apprennent à se connaître.

VOD / Diffusion en ligne

VOD / Diffusion en ligne : 23 avril 2021 à 20h30 - DOC CÉVENNES - ASSOCIATION CHAMP-CONTRECHAMP (Occitanie, LASALLE)
Cinq caméas brisées - Séance et rencontre avec le co-réalisateur & bonus

Les habitants palestiniens du petit village de Bil’in luttent contre une colonisation soudaine d’une partie fertile de leur terre. De nouveaux colons israéliens s’installent à côté du village et construisent un immense mur, une frontière qui déchire la terre et ses habitants. Emad Burnat, paysan de Bil’in se saisit de caméras et de sa voix pour témoigner de cette situation. Au travers de sa caméra portée, immergeant le spectateur dans l’action, il accompagne la lutte non-violente effrénée des villageois pour récupérer ce qui leur revient de droit. Sans la moindre censure, nous sommes témoins des exactions dissuasives infligées par l’armée israélienne face à l'acharnement des villageois, allant jusqu’à tirer à balles réelles. 

Emad n’est pas épargné par les tirs et doit changer à cinq reprises de caméras, cassées les unes après les autres. Pourtant, cela ne le dissuade pas de continuer d’être le témoin direct de cette confrontation pendant plus de six ans, filmant ses évolutions sous les yeux de ses quatre fils.

L'intervenant : Guy Davidi, réalisateur israélien, est né à Jaffa. C’est à partir de 16 ans qu’il réalise ses premiers films, courts et moyens-métrages, notamment : In working progress (2006), A Gift From Heaven (2008), Women Defying Barriers et Keywords (2010). Son premier long-métrage documentaire, Interrupted streams (2010) est primés dans plus de 40 festivals. Son deuxième film, Five Broken Cameras (2012), est un succès international. En 2016 il signe Mixed Feelings, portait d'Amir Orian, artiste engagé à contresens de la société israélienne. Parallèlement, Guy Davidi enseigne le cinéma.

Date de mise à jour :