Film soutenu

Ce soir mon coeur bat

Réalisé par Rémi Jennequin

"Qui sont ceux qui me disent comment il faut vivre ? Qui sont ceux qui me disent que la cigarette va me tuer ? Est-ce qu’ils vivront éternellement eux ? Qu’ils me laissent tranquille, je peux mourir à chaque instant." Espoir, Togo, 2015. Ce film esquisse le chemin accidenté d’une adolescence qui cherche à ne pas perdre pied. C’est le portrait d’Espoir 18 ans, jeune habitant de Lomé, capitale du Togo. Caméra à la main, je le suis là où il veut bien m’emmener. Son corps rythme mes cadres dans une ville qui semble insaisissable. Espoir y serpente entre les amis, les filles et la fête. Il s’éprouve comme il se cherche, en quête de désirs et de sens. Parfois ses pas voudraient semer la caméra. Il n’a que faire de ma mise en scène, son désir d’indépendance est plus fort. Ça gronde au fond de lui.

Informations

Année : 2017

Durée : 51 mn

Pays de production : France

Production : L' Image d'après

Distinctions

2017 : Festival du film documentaire de Saint-Louis - Saint Louis (Sénégal) - Sélection officielle
FacebookFacebookemail

Avis

Ce film a été retenu - Commissions 2018

Composée de bibliothécaires, la commission de sélection de films documentaires d'images en bibliothèques prospecte la production récente et sélectionne des films pour une diffusion en bibliothèque.

Pourquoi nous avons retenu ce film ?

par Alice Guilbaud, CNC - CENTRE NATIONAL DU CINÉMA ET DE L'IMAGE ANIMÉE

Membre de la commission de sélection d'images en bibliothèques

Cinq ans après son film Un Togolais sur la lune, Rémi Jennequin revient au Togo filmer le jeune Espoir. Espoir a maintenant 18 ans et il vit à Lomé, la capitale. On le suit dans la rue, avec ses amis, avec sa copine, faire la fête ou simplement vaquer à ses occupations : des scènes qui nous révèlent cet état commun de l’adolescence, qu’il est plaisant de regarder avec des yeux adultes, ce mélange fragile fait de questionnements et de revendications, de désinvolture tout autant que d’attention, dans un souci constant d’appartenance. Mais le film ne s’arrête pas à cela, le réalisateur choisit de confronter le spectateur avec une mise en scène qui flirte avec la provocation, en soulignant les rapports de force entre filmeur et filmé. On assiste à une défiance mutuelle, où se jouent des enjeux de pouvoir qui bientôt dépassent le simple cadre du dispositif pour interroger la colonisation, la place de cette jeunesse dans un monde incertain et chancelant.

Modalités de diffusion

Pour les bibliothèques

Pour acquérir le DVD avec droits de prêt et de consultation sur place exclusivement.

Producteur du film

L'IMAGE D'APRÈS

Pour toute question sur la diffusion du film.

Contact : contactlimagedapres.fr (contact[at]limagedapres[dot]fr)

Date de mise à jour :