Hélène a 32 ans et Évelyne, sa cousine, en a 60. Hélène vient de se séparer de son amoureux. Évelyne a rendu sa liberté à Jean-François, son mari, quand elle a su qu’elle devenait aveugle. Un sacrifice pour qu’il continue à vivre une "vie normale". Depuis, Évelyne ne vit plus sa vie d’avant. Elle s’éclate, se redécouvre une jeunesse. Aujourd’hui privée de la vue, elle ne renonce à rien : voyages, fêtes, rencontres, motos.
Poussées hors de l’appartement d’Évelyne par une opération de désinsectisation, les deux cousines dépassent le premier mouvement d’affliction pour lâcher prise au cours d’un voyage qui les ouvre à toutes les possibilités. Ces deux personnages forts, positifs, joyeux nous démontrent qu’elles entendent surmonter le handicap et les limitations qu’il implique dans notre société en abordant par leurs actes, sans grand discours, les questions sociales et politiques que cela pose. De ce film se dégage une impression de fracas et de gaité. Les deux cousines se soutiennent avec une sincérité indéfectible, elles avancent ensemble avec la forte conscience de l’instant présent et la conviction que l’avenir n’aura pas de limite.