Film soutenu

Iec Long

Cela commence comme un bouquet sonore et lumineux : l’éclat jubilatoire du Nouvel An chinois, ses pétards et ses feux d’artifices. Aux séquences actuelles, caractérisées par la netteté et le piqué, succède bientôt la palpitation plus lente du passé. Dans le sillage de La Dernière Fois que j’ai vu Macao, qui insufflait aux plans documentaires de l’ancienne colonie portugaise un récit de film noir, João Pedro Rodrigues et João Rui Guerra da Mata prêtent les moyens du cinéma à des fantômes qui semblent appeler. Dans l’entre-deux-guerres, sur l’île de Taipa, à Macao, l’industrie du pétard était aussi dangereuse que lucrative. Prisés pour leurs doigts agiles et leur faible coût, les enfants étaient les premiers exploités – et les premières victimes des nombreuses explosions mortelles. Si la manufacture de Iec Long n’a fonctionné que de 1923 aux années 1970, ses murs sont encore debout et sa mémoire vive – filmée comme son âme – toujours à demeure. Le témoignage d’un ancien ouvrier s’étaye d’images moins nettes d’un garçon au regard d’outre-tombe. Photos, films d’archives, figurines : différents régimes d’image et de parole font converger retour sur l’enfance et passé colonial. Parti de la fulgurance des étincelles et des craquements, Iec Long crée des résonances plus diffuses et douces, mais aussi plus lancinantes que les joies pétaradantes de sa fête inaugurale. (Charlotte Garson, Cinéma du réel 2015)

Informations

Année : 2014

Durée : 31 mn

Pays de production : Portugal

Production : Agencia da curta metragem 

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Avis

Ce film a été retenu - Commissions 2015

Composée de bibliothécaires, la commission de sélection de films documentaires d'images en bibliothèques prospecte la production récente et sélectionne des films pour une diffusion en bibliothèque.

Pourquoi nous avons retenu ce film ?

par Guillaume Duchêne,

Membre de la commission de sélection d'images en bibliothèques

Le film est aride et austère dans sa forme mais témoigne admirablement bien d’une époque où une usine de feu d’artifice de la colonie portugaise de Macao employait des ouvriers chinois ou locaux -le plus souvent des enfants- dans des conditions de travail détestables. La parole d’un de ces ouvriers raconte de façon lancinante la vie dans cette manufacture. Celle-ci a fermé ses portes dans les années 70 mais les murs et les traces sont encore bien présentes. L’explication finale nous donne beaucoup d’informations sur l’histoire de l’industrie du feu d’artifice au XXème siècle. Cette histoire est pleine d’accidents mortels qui ont hanté les mémoires des « survivants » et notamment celle de ce vieil homme narrant sa vie à l’usine. Un sujet singulier sur un monde colonial -Macao- peu connu en France.

Modalités de diffusion

Producteur du film

AGENCIA DA CURTA METRAGEM

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Contact : agenciacurtas.pt (agencia[at]curtas[dot]pt) /  Tel: 351 252 646 683

 

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Date de mise à jour :