J'ai l'honneur de
Réalisé par Caroline Parietti
Il y a les enfances invisibles et les barbelés tordus. Les murs des usines se remplissent de crasse, les sols brisés laissent passer les herbes folles et les toits s'effondrent avec le vent. Ailleurs, on reconstruit par-dessus, avec de la tôle et du mastic. Poser une brique, y glisser de la chaux et presser très fort. Bientôt, le mur sera solide. Sous les talus élégants se cachent tous les souvenirs des hommes. En souvenir de l'internement des populations dites "nomades" entre 1940 et 1946 à Angoulême.