Il y a Je me suis mis en marche, de Martin Verdet, cinéaste, avec Franck Venaille, poète. Maintenant, il y a, aussi, L’état des lieux sera dressé à 11h en présence de la femme du poète. Cette fois, sans Franck Venaille, mais avec Micha, sa femme, qui est au cœur, qui traverse l’épreuve du deuil, de la pièce qui se vide. Et avec Martin Verdet. Quelques jours non répétables, où s’éprouve l’absence de Franck et par là le bouleversement de sa présence – la voix enregistrée, les rushs du film précédent. Un paysage inconnu, paysage de deuil, se dessine, par strates sensibles, touches souterraines, hors-champs, guidé par la voix de Franck. À mesure du huis-clos fantomatique, l’espace se vide de ses objets et se remplit d’images mentales, surimpressions, apparitions surréalistes… non pas illustrations, non pas retranscriptions plastiques, mais compagnon d’une singulière route.
« Face tragique, corps menacé, rebelle à jamais » Franck Venaille, Tragique