Film soutenu

Still recording

En 2011, Saeed la vingtaine, étudiant ingénieur, quitte Damas pour Douma (Ghouta orientale) et participer à la révolution syrienne. Il sera rejoint plus tard par son ami Milad, peintre et sculpteur, alors étudiant aux beaux-arts de Damas. Dans Douma libérée par les rebelles, l’enthousiasme révolutionnaire gagne la jeunesse, puis c’est la guerre et le siège.  Pendant plus de quatre ans, Saeed et Milad filment un quotidien rythmé par les bombardements, les enfants qui poussent dans les ruines qu’on graffe, les rires, un sniper qui pense à sa maman, la musique, la mort, la folie, la jeunesse, la débrouille, la vie. Radiographie d’un territoire insoumis, un regard d’une densité exceptionnelle sur la guerre dans un mouvement de cinéma et d’humanité saisissant.

Informations

Année : 2018

Durée : 128 mn

Pays de production : Syrie, France, Allemagne

Production : Films de force majeure

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Avis

Ce film a été retenu - Commissions 2019

Composée de bibliothécaires, la commission de sélection de films documentaires d'images en bibliothèques prospecte la production récente et sélectionne des films pour une diffusion en bibliothèque.

Pourquoi nous avons retenu ce film ?

par Saad Chakali, MÉDIATHÈQUE ÉDOUARD GLISSANT

Membre de la comission de sélection d'images en bibliothèques

Faire des images, cela consiste à donner des nouvelles pour qui revient faire signe de loin en loin. Faire des images c'est aussi donner des preuves d'existence pour ceux qui à chaque instant reviennent de loin. « Video ergo sum » pourraient dire ces jeunes Syriens qui, habitant la ville de Douma dans la Ghouta orientale à vingt kilomètres de Damas, sont jetés depuis 2011 dans la guerre civile en y expérimentant la difficile possibilité d'en témoigner par des images qui disent « nous » sans s'empêcher de dire « je ». Le b.a.-ba du cinéma comme la vie s'apprend sous un ciel de plomb inversé à l'image d'un tapis de bombes. L'apprentissage balbutiant et persévérant d'un tissage d'images précaires est une rhapsodie aidant à soutenir l'existence en en rapiéçant les lambeaux. Still Recording émeut en s'exposant comme école théorique et pratique pour apprenants et enseignants amateurs qui apprennent et enseignent dans le même mouvement qui est celui du maître ignorant. Opérateurs de guerre improvisés que la mort a au moins pour l'un d'entre eux fauché, ces amateurs de cinéma sont détenteurs d'un trésor de 450 heures de rushs passées clandestinement à Beyrouth afin que les amis et réfugiés syriens du groupe Bidayyat assurent le montage d'un premier long-métrage tourné depuis l'œil de cyclone. Les maîtres ignorants s'y montrent comme des amateurs apprenants aimant toujours plus ce qu'ils font, alors que la guerre civile s'enlise en vérifiant qu'elle est l'état d'exception dont l'incivilité est la règle. Le cinéma n'est pour ses praticiens un métier qu'à l'être de vivre malgré la guerre in-civile. Et leurs images sont un trésor de guerre disponible pour aujourd'hui mais tendu par le temps à venir – le temps d'après la guerre.

Pourquoi nous avons retenu ce film ?

par Saad Chakali, MÉDIATHÈQUE ÉDOUARD GLISSANT

Membre de la comission de sélection d'images en bibliothèques

Faire des images, cela consiste à donner des nouvelles pour qui revient faire signe de loin en loin. Faire des images c'est aussi donner des preuves d'existence pour ceux qui à chaque instant reviennent de loin. « Video ergo sum » pourraient dire ces jeunes Syriens qui, habitant la ville de Douma dans la Ghouta orientale à vingt kilomètres de Damas, sont jetés depuis 2011 dans la guerre civile en y expérimentant la difficile possibilité d'en témoigner par des images qui disent « nous » sans s'empêcher de dire « je ». Le b.a.-ba du cinéma comme la vie s'apprend sous un ciel de plomb inversé à l'image d'un tapis de bombes. L'apprentissage balbutiant et persévérant d'un tissage d'images précaires est une rhapsodie aidant à soutenir l'existence en en rapiéçant les lambeaux. Still Recording émeut en s'exposant comme école théorique et pratique pour apprenants et enseignants amateurs qui apprennent et enseignent dans le même mouvement qui est celui du maître ignorant.  Opérateurs de guerre improvisés que la mort a au moins pour l'un d'entre eux fauché, ces amateurs de cinéma sont détenteurs d'un trésor de 450 heures de rushes passés clandestinement à Beyrouth afin que les amis et réfugiés syriens du groupe Bidayyat assurent le montage d'un premier long métrage tourné depuis l'œil de cyclone. Les maîtres ignorants s'y montrent comme des amateurs apprenants aimant toujours plus ce qu'ils font, alors que la guerre civile s'enlise en vérifiant qu'elle est l'état d'exception dont l'incivilité est la règle. Le cinéma n'est pour ses praticiens un métier qu'à l'être de vivre malgré la guerre in-civile. Et leurs images sont un trésor de guerre disponible pour aujourd'hui mais tendu par le temps à venir – le temps d'après la guerre.

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Modalités de diffusion

Pour toutes les structures

Tarif DVD et Blu-ray : 15 € TTC l’unité Tarif fichier numérique (clé USB, disque dur, envoi par ftp) : à partir de 5 € TTC selon le support choisi et le nombre de titres commandés Les tarifs comprennent les droits de consultation sur place, le prêt aux particuliers gratuit, et les droits de projection publique non commerciale. Contact : idccnc.fr

Distributeur du film

ARIZONA DISTRIBUTION

Pour toute question sur la diffusion du film.

Contact : jeannearizonafilms.net (Jeanne Le Gall)

Date de mise à jour :