T4, un médecin sous le nazisme

Réalisé par Catherine Bernstein

Entre 1939 et 1945, en Allemagne et en Autriche, au moins 200 000 handicapés physiques et mentaux sont assassinés dans le cadre de l'« Opération T4 ». Le neurologue Julius Hallervorden participe à cet assassinat de masse pour récupérer les cerveaux de 690 victimes et accélérer ainsi ses propres recherches. Après la guerre, il poursuit une brillante carrière, sans être jamais inquiété, et meurt couvert d'honneurs. « Les organisateurs de l'opération T4 développèrent un langage propre, qui était autant de camouflage des assassinats de masse qu'une auto-justification idéologique. Ainsi, l'assassinat était qualifié de 'mort miséricordieuse', était nommé 'la bonne mort' (euthanasie). Ainsi « le nazisme s'insinuait dans la chair et le sang du grand nombre à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques » Victor Klemperer Ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Informations

Année : 2014

Durée : 52 mn

Pays de production : France

Production : Zadig et Les films de l?Aqueduc

FacebookFacebookemail

2 projection(s) organisée(s)

Projection Mois du doc 2015 - Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv (Centre-Val de Loire / Orléans)

Programmé par : Mokhtari Halima, CERCIL Musée-mémorial des Enfants du Vel d'hiv (Centre-Val de Loire / Orléans)

Cycle : Comment dire : composé de 2 films et 2 événements

  • Cette séance était accompagnée

    Rencontre avec le réalisateur19h30 CONFÉRENCE Une médecine de mort : l’ombre portée des crimes médicaux nazis dans la réflexion éthique contemporaine par Jean-Marc Dreyfus, maître de conférences en histoire à l’Université de Manchester (Royaume Uni) Rencontre animée par Kristof Colliot, directeur de la délégation du Loiret de l’Association des Paralysés de France.

    L’histoire de la collection de cerveaux constituée par Julius Hallervorden n’est pas unique dans l’histoire des crimes nazis. Nombreux furent les médecins et chercheurs à profiter des opportunités offertes par le régime nazi afin d’avancer leur carrière. Après la guerre, un consensus se fit pour n’accuser et ne juger qu’une poignée d’entre eux. L’analyse des logiques à l’œuvre dans le régime nazi fut ainsi évitée. Cela explique la difficulté à utiliser la mémoire des crimes nazis dans la réflexion éthique contemporaine.

    En partenariat avec l’Association des Paralysés de France et le Centre hospitalier Départemental Georges Daumezon.

Date de mise à jour :