Film soutenu

Ne croyez surtout pas que je hurle

Réalisé par Frank Beauvais

Janvier 2016. L'histoire amoureuse qui m'avait amené dans le village d'Alsace où je vis est terminée depuis six mois. A 45 ans, je me retrouve désormais seul, sans voiture, sans emploi ni réelle perspective d'avenir, en plein cœur d'une nature luxuriante dont la proximité ne suffit pas à apaiser le désarroi profond dans lequel je suis plongé. La France, encore sous le choc des attentats de novembre, est en état d'urgence.

Informations

Année : 2019

Durée : 75 mn

Pays de production : France

Production : Les FIlms du bélier

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Avis

Ce film a été retenu - Commissions 2020

Composée de bibliothécaires, la commission de sélection de films documentaires d'images en bibliothèques prospecte la production récente et sélectionne des films pour une diffusion en bibliothèque.

Pourquoi nous avons retenu ce film ?

par Saad Chakali, MÉDIATHÈQUE ÉDOUARD GLISSANT

Membre de la comission de sélection d'images en bibliothèques

Dehors, le pays est entre les mains des épiciers dont la came est un narcotique qui peut s’apparenter à un bâton de dynamite. Dedans ? Il n’y a pas de dedans. Les carnets intimes du sous-sol se feuillettent avec les images des autres. Pour la taupe qui creuse ses galeries à l’ère spectaculaire de l’hyper-matière, le terrier se joue à la surface des écrans.

Ne croyez surtout pas que je hurle est le journal de convalescence d’un visionneur fétichiste qui pense comme il cite en se faisant un nouveau corps, celui de ses citations. Dans les nuits blanches du streaming une machine de guerre prélève dans le cinéma de fiction les connecteurs nécessaires à ses opérations de montage. Cités, les gestes filmés deviennent ainsi les gestes filmiques d’une résistance mentale pour qui risque de succomber à la paranoïa obsidionale.

D’un côté, Frank Beauvais considère le cinéma dans une égalité des citations indifférente à la légalité des droits d’accès. De l’autre, le mash-up post-situ déploie un cocon protecteur dont la membrane lisse toute aspérité en faisant luire la souveraineté dandy de son solitaire peuplé. « I See a Darkness » chante Bonnie Prince Billy pour un nouvel Argus dont l’autre nom est Panoptès, « celui qui voit tout », avant que la taupe panoptique ne se fasse chien andalou.

 

 

4 projection(s) organisée(s)

Modalités de diffusion

Pour toutes les structures non commerciales

Tarif DVD et Blu-ray : 15 € TTC l’unité Tarif fichier numérique (clé USB, disque dur, envoi par ftp) : à partir de 5 € TTC selon le support choisi et le nombre de titres commandés Les tarifs comprennent les droits de consultation sur place, le prêt aux particuliers gratuit, et les droits de projection publique non commerciale.

Contact : idccnc.fr

Distributeur du film

CAPRICCI FILMS 

+33.535545192

Jim Martin : distributioncapricci.fr

Date de mise à jour :