Ni vieux, ni traîtres (suite et fin)
Réalisé par Pierre Carles
Dans les années 70, des anarchistes français luttèrent avec leurs camarades catalans contre l'Espagne franquiste finissante. Pour financer leurs actions subversives, ils multiplièrent hold-up et braquages de banques. Au milieu des années 80, certains de ces "libertaires" passèrent à l'action - directe - anti-capitaliste en revendiquant l'assassinat de patrons comme celui de Renault. D'autres refusèrent catégoriquement de recourir à ce type de violence, sans toujours se désolidariser de leurs anciens compagnons de lutte. À l'heure où tant d'ex-soixante-huitards accèdent au pouvoir en reniant leurs engagements passés, ces rebelles prétendent avoir mis en conformité leurs convictions et leurs actes, et quelquefois le payent de longues années de prison, comme Joëlle Aubron, Geiorges Cipriani, Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan. Ce film ouvre le débat sur la légitimité de la violence et la fidélité des choix politiques