Film soutenu

Spectres

Réalisé par Sven Augustijnen

Cinquante ans après son assassinat, Patrice Lumumba, Premier ministre du Congo indépendant, hante à nouveau la Belgique. À travers des rencontres, des conférences et un retour au Congo, un haut fonctionnaire belge qui fut présent à Élisabethville en ce jour sanglant du 17 janvier 1961, tente de conjurer les fantômes du passé. Rythmé par des extraits de la « Passion selon Saint Jean » de Jean-Sébastien Bach, « Spectres » nous plonge dans la page la plus sombre de la décolonisation du Congo belge. Interrogation sur le corps biopolitique, cet essai documentaire expose également l'ambivalence d'une historiographie troublée par la question traumatisante de la responsabilité et de la culpabilité.

Informations

Année : 2011

Durée : 104 mn

Pays de production : Belgique

Production : Auguste Orts Production

Distinctions

2011 : Filmer à tout prix - Bruxelles (Belgique) - Prix de la Communauté Flamande

 

2011 : FIDMarseille (Festival International de Cinéma) - Marseille (France) - Prix du GNCR (Groupement National des Cinémas de Recherche)

 

2011 : FIDMarseille (Festival International de Cinéma) - Marseille (France) - Prix des Médiathèques

 

2011 : FIDMarseille (Festival International de Cinéma) - Marseille (France) - Mention spéciale
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Avis

Ce film a été retenu - Commissions 2012

Composée de bibliothécaires, la commission de sélection de films documentaires d'images en bibliothèques prospecte la production récente et sélectionne des films pour une diffusion en bibliothèque.

Pourquoi nous avons retenu ce film ?

par Alain Carou,

Membre de la commission de sélection d'images en bibliothèques

Haut fonctionnaire belge à la retraite, Jacques de Bussière a été missionné pour assister Moise Tschombé, figure de proue de la sécession du Katanga à la fin des années 60. Celui-ci se révèle progressivement comme un homme habité par cet échec de la Belgique coloniale. En le suivant, le film rencontre d’autres figures associées à ce passé qui reste encore très présent chez certains. Le film laisse Bussière piétinant dans la nuit, cherchant sans fin à reconstituer, au millimètre près, l’instant fatal où la Belgique a définitivement perdu son Empire. Croirait-on que le sublime Evangile selon St Jean de Bach puisse jouer une fonction de contrepoint ironique ? C’est pourtant ce qui se produit quand le discours de Bussière, à mesure qu’il devient tout à fait prévisible, est couvert, jusqu’à devenir inaudible, par cette musique qui évoque les pompes de la religion d’Etat belge, les messes à la mémoire du roi Baudouin où se retrouvent les nostalgiques de l’époque coloniale.

4 projection(s) organisée(s)

Modalités de diffusion

Pour toutes les structures non-commerciales

Pour acquérir le DVD avec droits de prêt et de consultation sur place : ADAV

Contact : contactadav-assoc.com (contact[at]adav-assoc[dot]com)

Date de mise à jour :